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Edito
Comme dit mon éditeur, "né dans une grande famille stéphanoise de mineurs", et il a raison. C'est vrai que c'était il y a déjà longtemps.......... Mais bon, la mine Saint-Etienne et les paysans c'est un peu ma marque de fabrique et je n'en suis pas peu fier! Pour le reste, je suis venu sur le tard à l'écriture. Je n'essaye pas de savoir si c'est une vocation tardive ou un envie refoulée. Je pense que j'ai toujours eu envie de raconter des histoires. Alors, pourquoi pas devenir auteur de polars!!! Mais assez parlé de moi, en route vers mes bouquins. C'est parti pour des promenades à Saint-Etienne, Libourne, Billom, Saint-Mihiel ou sous les verrières mystérieuses de la Gare de Lyon. A partir du mardi 26 février 2008, venez découvrir un feuilleton écrit en hommage à Georges Simenon et au commissaire Maigret : "Le crime de la rue blanche."..
Attention
Mercredi 14 Janvier 2009 à 18:35 Publié par auteurpolar dans News Attention à partir de mardi prochain "le crime de la rue blanche" ne sera plus diffusé sur ce blog, je vous invite à visiter le futur
Et surtout à vous inscrire à la newsletter... désolé de ce désagrément...............
Le crime de la rue Blanche
Mardi 13 Janvier 2009 à 17:53 Publié par auteurpolar dans News
Le crime de la rue blanche
Mardi 06 Janvier 2009 à 18:22 Publié par auteurpolar dans News
Le crime de la rue blanche
Mardi 16 Décembre 2008 à 17:53 Publié par auteurpolar dans News
le crime de la rue Blanche
Mardi 09 Décembre 2008 à 17:48 Publié par auteurpolar dans News
Episode_43
Publié par auteurpolar dans Le crime de la rue blanche
Episode n°43
Clouet secoua la tête. Colbert espérait secrètement que son inspecteur lui aurait ramené quelques tuyaux sur le marchand de bibles avant qu'il ne commence à interroger les derniers locataires. Il bourra de nouveau sa pipe et se servit un autre verre de Cognac. Une demi-heure s'écoula. Mars ne se montrait toujours pas. De guerre lasse, il convoqua l'étudiant aux beaux arts. - Vous êtes Monsieur ? - Lenoir, Maurice Lenoir ! - D'où êtes-vous originaire Monsieur Lenoir ? - Ploërmel, en Bretagne ! - Il n'y avait pas d'université plus près ? - Si, mais aucune n'égale Paris en réputation. - C'est vos parents qui payent vos études ? - Pour la plus grande partie, mais je suis serveur dans un bar les week-ends. - Vous n'avez jamais vu Monsieur Cornut ? - Non ! - Que savez-vous des autres locataires ? - Pas grand-chose, je ne parle qu'à Julie. - Qu'est ce que vous étudiez ? - La peinture, Commissaire. - Vous pensez pouvoir en vivre un jour ? L'artiste en herbe soupira. - J'ai encore du chemin à faire, mais je ne désespère pas. - Je vous le souhaite. Vous n'avez jamais remarqué d'allées et venues bizarres dans l'immeuble ? - Ben bizarres, je n'en sais rien. - Vous ne prenez pas de drogue ? - Je sais bien que les peintres ont mauvaise réputation, mais je me contente de quelques verres d'alcool. Je n'ai pas les moyens de m'offrir autre chose. - Vous en connaissez donc le prix ! - Bien joué, Commissaire, mais je fréquente un milieu dans lequel des tas de drogues circulent librement, n'importe qui peut en connaître le prix. - Quelles sont vos relations avec Julie ? - N'allez pas chercher une embrouille quelconque, je ne m'intéresse qu'aux garçons. Mais, elle me sert parfois de modèle. Colbert désespérait. Cornut était mort depuis plus d'une semaine et la solution lui apparaissait encore bien lointaine. L'interrogatoire des deux autres couples ne lui apprit rien de plus. Il libera tout le monde et commençait à s'impatienter contre Polmar et Mars. Il s'apprêtait à aller prendre un verre à la brasserie Dauphine, lorsque le téléphone bourdonna. Avant d'avoir entendu le son d'une voix, il dit. - C'est toi, Polmar ? - Oui, Patron, dans deux heures, je serai à Paris. Je ramène Vernier et Barbarin. La première fois, on s'est bien fait avoir, Vernier n'avait pas tout à fait tort. - On verra ça, dépêche-toi de rentrer. Il raccrocha et prit la direction de la brasserie en compagnie de Clouet. Mars saurait bien où les trouver. Ils n'étaient pas installés depuis dix minutes, lorsqu'il les rejoignit. - Ca y est, je crois que l'on y voit plus clair avec le marchand de bibles. - Je n'ai pas eu le temps de joindre notre collègue des stups. - Vous n'aurez pas besoin, Patron. J'y ai mes entrées et j'en sais un peu plus que ce qui figure sur sa fiche. Nos collègues le pistent depuis longtemps. Selon eux, il ne serait qu'un intermédiaire, voir un simple passeur. Ils espèrent toucher plus haut. Apparemment, il vend bien des bibles, mais sous les livres saints, il camoufle des paquets de drogue. Il les récupère auprès de l'ancienne pute qui habitait l'immeuble. - Pour la livrer où ? - C'est bien là que le bât blesse, personne n'a découvert le ou les points de livraison. - Dans l'immeuble de la rue Blanche ? - Cela paraît exclu, nos collègues l'ont visité discrètement. Il est probable qu'il n'y est jamais passé un gramme de H.
Episode n°42
Publié par auteurpolar dans Le crime de la rue blanche
Episode n°42 - Fais-moi confiance, on va se faire un déjeuner royal. Ils ne furent pas déçus. Colbert entama la discussion lorsque le fumet des trois viandes vint lui caresser les narines. - Gourdon, tu sais que l'immeuble abrite un drôle de pasteur. Le vendeur de bibles est probablement un trafiquant de haschisch. Tu n'as pas arrêté quelques petits revendeurs, ces jours ? - Quelques-uns, je dois dire que ça m'embête un peu ! J'avais réussi à éloigner toutes ces petites magouilles du quartier. Colbert sourit. Gourdon passait sa vie à éviter les embêtements. Il se foutait du désordre tant qu'il ne venait pas déborder sur son territoire. - Tu n'as pas cherché à savoir qui pouvait être le fournisseur ? - C'est le boulot des stups, Mois j'essaye de faire en sorte que l'on ne vende pas cette merde dans le quartier. Mais que cherches-tu ? je croyais qu'avec Dussol, tu avais ton suspect. - C'est une possibilité au milieu de beaucoup d'autres. Mais, je me dis qu'avec l'argent que Cornut avait sur lui, il pouvait provoquer la convoitise de quelques types en manque. - Qu'attends-tu de moi, Colbert ? - Si, comme je le pense, le pasteur ramène de la drogue au milieu des livres saints, il la refourgue bien à quelques petits revendeurs. Tu connais le quartier mieux que quiconque, tu dois pouvoir découvrir comment et avec qui se passent les échanges. Gourdon fit la moue, ça dérangeait ses habitudes. Il préférait coffrer les voleurs à la tire que de se mêler du boulot des stups. - Tu m'emmerdes Colbert ! Je vais sûrement me brouiller avec quelques patrons de bar à putes qui me servent d'indics. - Avec le trafic de H qui prend de l'ampleur, ton quartier risque de devenir moins tranquille. Tu risques de voir se dérouler quelques règlements de compte. Gourdon garda le silence quelques instants, avala un verre de Riesling et ajouta. - D'accord pour te filer un coup de main, mais je n'ai pas envie d'apparaître en première ligne. Le divisionnaire se retint d'ajouter « toujours aussi trouillard ». Les deux hommes se séparèrent après un dernier verre de Calvados. Il était près de seize heures quand Colbert regagna le 36. Le long du couloir bordé de bancs de bois, qui conduisait à son bureau, était envahi par les locataires de la rue Blanche, rentrés de vacances, contraints et forcés. Le divisionnaire le traversa sans prêter attention aux récriminations. Clouet attendait en grillant son nième gitane de la journée. - Patron, j'ai eu des nouvelles d'Alfred dès l'aube. - Alors ? - Dussol a bel et bien remboursé 20 000 francs à Ange Camerini, le surlendemain du crime. Vous le connaissez. - Et comment ? - Il profite de tout ce que le vice humain peut générer, jeux, drogue, prostitution - Jamais coincé ? - Penses-tu, l'animal a toujours su se garder les pieds au sec. - Alors, on coffre Dussol ? - Attendons encore un peu, je voudrais avoir les résultats du nouveau voyage de Polmar en Bourgogne. Tu as des nouvelles de Mars ?
Episode n°41
Publié par auteurpolar dans Le crime de la rue blanche
Episode n°41 Colbert sourit, si elle savait ! - Et l'étudiant des beaux arts ? - C'est le plus sympa. Beau gosse, toujours à rigoler. On a passé quelques bonnes soirées ensemble. Le commissaire lui lança un regard interrogateur. - Ce n'est pas ce que vous croyez, il préfère les hommes. Je trouve d'ailleurs, que c'est du gâchis. - Vous n'avez jamais remarqué de visiteurs bizarres chez Dussol et chez le marchand de bibles. - Vous savez, je ne passe pas beaucoup de temps dans ce bouis-bouis. J'espère vite monter en grade pour chercher un logement ailleurs. - Et Monsieur Pigou, il vous a parlé ? - Il en est incapable le pauvre. C'est une croix pour son épouse. - Elle m'a dit qu'il s'animait un peu lorsqu'il vous voyait. - C'est vrai, il cligne un peu des yeux, surtout quand je lui parle d'ici. Je vois vite à son visage, si je lui parle de quelqu'un qu'il aimait ou détestait. - Qui le connaissait le mieux ici ? Julie réfléchit quelques secondes. - Quand j'ai été embauché, il était déjà à la retraite. Personne ne m'en a parlé, même quand j'ai dit que j'habitais rue Blanche. Les gens oublient vite et la maladie fait peur. Cependant, une personne me demande de temps à autre de ses nouvelles. C'est un manutentionnaire qui reçoit les marchandises en bas. Mais les grosses têtes des bureaux l'ont passé en pertes et profits. Colbert se leva. La petite Julie ne lui apprendrait rien de plus. Interroger le magasinier aurait été une perte de temps. Il quitta le magasin non sans avoir demandé à Julie de le rappeler pour « le cas où ». Il n'était pas loin de 13 heures quand il se retrouva rue Tronchet. Le soleil de plomb avait pris la fuite. Un avant-goût d'automne s'insinuait dans les rues. Quelques gamins profitaient de leurs derniers jours de liberté. Le divisionnaire ne se lassait pas de cette animation bruyante. Les ouvriers s'engouffraient dans les bistrots à quatre sous pour avaler un pot au feu ou une choucroute en se tapant sur l'épaule. Quelques costumes trois pièces, à l'air pincé, tentaient de se fondre dans cette foule bigarrée. Malgré leur arrogance, peu d'entre eux pouvaient s'offrir un café, place de l'Opéra. Du côté de Mogador, quelques filles de joie espéraient des poussés de sève matinales. Se laissant porter par sa rêverie, Colbert avait marché jusqu'au commissariat du IXème. Gourdon s'apprêtait à partir déjeuner. - Colbert ! Je n'attendais pas si vite ton retour. - Moi, non plus. - Tu as déjeuné ? - Pas encore ! - Alors, je t'emmène chez un Alsaco qui fait un baeckeofe de première ! Les deux hommes ne marchèrent pas longtemps. Gourdon avait son rond de serviette dans l'estanco.
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Mardi 13 Janvier 2009 à 17:38
